Lettre n°50 – Janvier 2024

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Sucy, points d’histoire

Lettre mensuelle de la Société Historique et Archéologique de Sucy-en-Brie (shas.fr)

Henri Rivière, les Noufflard et Sucy

Portrait de Henri Rivière
Berthe Noufflard, 1935, huile sur carton
Memphis (TE), Dixon Gallery and Gardens
Don d’Henriette Noufflard Guy-Loë et Geneviève Noufflard

« Henri Rivière, né en 1864 à Paris, mort en 1951 à Sucy-en-Brie, est un artiste peintre, graveur et illustrateur français. »

Cette petite phrase lue sur la page WIKIPÉDIA du peintre Henri Rivière, il y a un temps certain a questionné mon désir de savoir POURQUOI cet artiste dont j’apprécie le travail, est décédé dans notre ville de Sucy-en-Brie. Notre cher Bernard Méa m’en avait parlé le 25 novembre 2021, de ses liens avec La Maison Blanche, la famille Noufflard, les petites nièces de Ludovic Halévy : Henriette qui a épousé le peintre Maurice Guy-Loë et Geneviève…

L’envie d’en savoir plus s’est installée, l’idée d’en faire une lettre pour la SHAS est arrivée … une nouvelle rencontre avec Bernard Méa pour commencer à y voir plus clair … et ses prêts en ont été le coup d’envoi.       

Mes premières recherches se portent sur l’ouvrage : Henri Rivière Entre Impressionnisme et japonisme édité par BnF Éditions et bonne rencontre, son portait par Berthe Langweil en 1905 : Henri Rivière examinant une boîte japonaise,huile sur toile (collection particulière).

EXAMINANT UNE BOÎTE JAPONAISE…

Je connaissais Henri Rivière comme un artiste. Il est un des acteurs majeurs du japonisme en tant qu’artiste paysagiste avec ses vues de la Bretagne et d’ailleurs en France. Je le savais nourri par les apports du Japon comme Monet, Degas, Toulouse-Lautrec, Van Gogh, Gauguin… Dans ce milieu artistique, l’intérêt porté au Japon avec son ouverture forcée en 1854 à l’Occident est colossal. Il va nourrir tous ces artistes. Une collectionnite aigüe agite alors les milieux intellectuels, de riches banquiers… Le cabaret du Chat noir en est un des lieux d’échanges : on y commente ces productions venant du Japon où le rapport des Japonais à la nature avec leurs représentations du paysage est questionné.  Le rôle aussi des collectionneurs est primordial dans sa diffusion.

L’Art pour tous : encyclopédie de l’art industriel et décoratif
M. Émile Reiber, directeur-fondateur, 1868-01-15 

À l’instar de Philippe Burty (1830-1890), ces derniers prêtent leurs collections, participent à des revues dont L’Art pour tous qui sont des sources de découvertes pour les artistes et les artisans qui refusent l’historicisme et cette hiérarchie entre Beaux-Arts et arts décoratifs. Ces peintres du post-impressionnisme y trouvent des réponses à leur refus de l’académisme et de ses valeurs : le filtre de l’antiquité et son Beau idéal, le lisse et le léché de la matière picturale, la hiérarchie des genres et ses formats. L’Académie des Beaux-Arts véhiculent pour eux des modes de pensées obsolètes. Cette dernière leur ferme d’ailleurs toutes les portes. L’institution du Salon fait la place belle aux peintres issus du sérail comme Couture, Rosa Bonheur : les Pompiers. Courbet, Manet, les peintres impressionnistes en avaient déjà fait les frais.

Les « Trente-six vues du mont Fuji » (Fuji sanjûrokkei),
Hokusai Katsushika, vers 1829 – 1833, Série de 46 planches, 36 estampes à cerne bleu et 10 planches supplémentaires à contour noir, Nishiki-e ; format ôban yoko-e (horizontal), soit environ 250 x 380 mm avec les marges.

Je découvre alors qu’Henri Rivière fut l’un des plus importants collectionneurs d’images venant du Japon dans cette fin du 19ème siècle, début 20ème siècle : 749 estampes ukiyo-e (images du monde flottant) dont les Trente-six vues du Mont Fuji de Hokusai, 49 livres illustrés et 2 katagami (pochoirs).

Loguivy,
Henri Rivière, 1900, aquarelle : 33 x 22 cm.
L’écume après la vague (Tréboul) ,
Henri Rivière,1892, estampe : gravure sur bois, en coul., d’après 5 matrices en bois ,22,5 x 34 cm
Les Amis de l’Art Japonais se réuniront à dîner le Vendredi 25 Janvier 1907 au Restaurant du Cardinal, 1, B.d des Italiens [Carte d’invitation], Henri Rivière, 1907,estampe, gravure sur bois en coul. ; 16,4 x 11,1 cm

Henri Rivière est un peintre-graveur, il traduit dans ses aquarelles et ses estampes en couleurs (images imprimées) son amour des paysages bretons et de France, sur des matrices par le biais de la gravure sur bois (la xylogravure). Son œuvre va questionner les aspects de la nature au gré des heures et des saisons. Il expérimente seul le process de conception et de réalisation : des matrices à l’impression : pour lui c’est oui à l’encre, et non à l’huile. Il reprend des techniques japonaises : un travail de titan.

Osome Hisamatsu no sekisyō
Utamaro Kitagawa (1753-1806), Dessinateur du modèle, estampe gravure sur bois polychrome ; 38,8 x 26,1 cm, 1789-1799, Ancien détenteur : Henri Rivière.

« Deux artistes japonais se distinguent, qui ont particulièrement influencé Rivière : Hokusai, représenté par cent trente pièces, et   Hiroshige dont les estampes forment les deux tiers de la collection, avec quatre cent cinquante-cinq pièces. Des œuvres signées Utamaro, Eisen, Harunobu, Toyokuni, Koryusai, Shunsho et Kiyonaga, choisies avec discernement, attestent du désir de l’artiste ne pas limiter sa collection aux seules références utiles à sa propre création, mais de l’élargir à d’autres représentants de l’art de l’ukiyo-e. »

2e exposition de peintres-graveurs : l’exposition sera ouverte du 6 au 26 mars 1890,
Société des peintres graveurs français,préface de Ph. Burty, Galeries Durand-Ruel, Catalogues d’exposition

Une Société de Peintres graveurs est fondée en 1889 à l’initiative de japonisants : Félix Bracquemond et Henri Guérard, passionnés par la gravure sur bois. Elle accueille d’autres membres fondateurs dont Rivière. Les estampes qui en résultent sont des œuvres d’art à part entière. Son but est de faire reconnaitre la gravure comme un médium d’art et non un moyen de reproduction d’une œuvre existante. Par le biais d’expositions en marge du Salon officiel, les peintres-graveurs donnent à voir leurs œuvres. La première eut lieu à la galerie Durand-Ruel et Cie, 39 avenue Friedland, Paris 8ème.

Henri Rivière est un artiste reconnu.

« Rapidement, la réputation de celui que Roger Marx définissait comme un « vulgarisateur de beauté », un « rêveur attentif aux incessantes métamorphoses des saisons, aux féeries de la lumière du ciel et de l’océan » (Le Voltaire, 22 février 1898)  est établie auprès du public et de la critique. Dès 1907, Georges Toudouze publie Henri Rivière, peintre et imagier –terme remis au goût du jour qui désigne celui qui « fait ou enlumine les images » – ouvrage prenant la forme d’un catalogue raisonné de l’œuvre gravée existant jusqu’alors. »

Henri Rivière a donc enrichi ses connaissances, en particulier sur l’art japonais comme ses amis artistes chez les marchands d’art oriental installés dans la capitale qui offrent des lieux de rencontres incontournables :

Catalogue de la collection des gardes de sabre japonaises au musée du Louvre
don de M. Tadamasa Hayashi de Tôkiô (1853?-1906), [texte et préface de Tadamasa Hayashi],1894, monographie imprimée.

Tadamasa Hayashi (1853-1906) pour les imprimés, ouvre une boutique en 1890 au 65 rue de la Victoire,

Fantaisies japonaises, Siegfried. Bing, rue Chauchat, 19,
H.Somm (1844-1907), dessinateur, 1880, 
estampe : eau-forte ; 8 x 11,7 cm, Carte publicitaire.

Le Japon artistique : documents d’art et d’industrie, réunis par Siegfried Bing, N°11,
Mars 1889, éditeur Marpon et Flamarion, 1888-1891, in-folio illustré en noir et en couleurs.

Siegfried Bing (1832-1905) et sa galerie L’Art Nouveau, ouverte le 26 décembre 1895 au 22 rue de Provence pour les imprimés. Henri Rivière y est exposé en décembre 1895.

 « George Auriol et moi nous avions beaucoup d’admiration pour l’art japonais, bien mal connu jusque-là en France, Odon Guéneau de Mussy de même. Ce fut lui qui nous introduisit chez Siegfried Bing, dans son hôtel de la rue de Provence qu’il fréquentait déjà depuis quelque temps. On nous laissait feuilleter pendant de longues après-midi, albums et estampes pour notre seule initiation, – on savait bien que nous n’étions pas des acheteurs – mais c’étaient de nouveaux adeptes qu’on formait. » dixit Henri Rivière dans ses souvenirs.

Portrait de Madame Langweil et ses deux filles en 1905,
Peinture de Jacques Émile Blanche. Don de Madame Langweil, 1949
(coll. Musée d’Unterlinden; Colmar)

Catalogue vente Collection de Madame Langweil. Objets d’Art de la Chine. Céramique – Pierres dures – Bronzes – Emaux cloisonnés – Laques – Bois sculptés – Peintures.
 Vente aux enchères tenue à la Galerie Charpentier le 4 juin et à l’Hôtel Drouot le 5 juin 1959

Paravent d’or
laques dits « de Coromandel », 1685 – 1700,
321 x 624 cm.
In Collections chinoises du Rijksmuseum, Amsterdam
Mme Langweil devant son paravent d’or
Berthe Noufflard, 1950

Et surtout en 1897, Mme Florine Langweil (1861-1958) dans son petit local du 4, boulevard des Italiens au fond de la cour en 1893. Puis elle s’installe dans une maison aristocratique avec ses galeries au 26, Place Saint-Georges de janvier 1903 jusqu’en 1913, année où elle cesse toutes activités.

Henri Rivière examinant une boîte japonaise
Berthe Langweil, 1905, huile sur toile (collection particulière)

C’est là que s’opère la magie : quel est le lien entre Berthe Langweil, le portrait qu’elle peint en 1905 : Henri Rivière examinant une boîte japonaise, huile sur toile (collection particulière) et l’artiste Henri Rivière ?

Et notre épopée sucycienne débute…

« Mme Langweil lui laissait même déballer ses arrivages, tant elle savourait le plaisir de Rivière découvrant de nouvelles pièces inconnues… Pour comprendre son goût de la collection, il faut voir avec quelle passion il examine une boîte japonaise sur un portrait peint par son amie Berthe de Rivière… Ce tableau fut peint en 40 séances, tout tarabiscoté au milieu de boîtes japonaises (déballant). Maman lui a fait cadeau à la fin de la boîte à parfums qu’il avait en posant, regardée indéfiniment ! » dixit Berthe Noufflard dans ses souvenirs sur La maison d’affaires de Mme Langweil après la mort de sa mère le 22 décembre 1958 (rue de Varenne), pour la vente de ses collections à la Galerie Charpentier le 4 juin 1959 et le 5 juin à l’Hôtel Drouot.

Au moment où elle réalise son tableau, cette petite demoiselle qu’est Berthe Langweil et sa sœur sont dans cet univers. Leur mère Florine Langweil est devenue une des grandes pointures par qui les objets venant du Japon sur Paris arrivent. Cette femme, arrivée à Paris en 1881 à l’âge de 21ans, de son Alsace natale, meurtrie par son annexion récente à l’Allemagne, sera accueillie par une cousine propriétaire d’une pâtisserie juive alsacienne. Elle épousera un antiquaire qui l’abandonnera avec ses deux fillettes et des dettes. Mais elle deviendra par son intelligence et sa perspicacité une antiquaire reconnue en arts : Chine, Corée et Japon. Dans son cénacle parisien et même international, Berthe y rencontre tous ces spécialistes et amateurs dont Burty, Guimet, Degas, Toulouse-Lautrec, Rivière, Clémenceau…

Ludovic et Louise Halévy à Sucy
Photographie, collection particulière

Marianne Vaudoyer et Daniel Halévy à l’époque de leurs fiançailles
Photographie, collection particulière

Madame Ludovic Halévy, Élie et Florence Halévy
Jacques-Émile Blanche, huile sur toile 1903, 90,5 x 90,5 cm
Musée d’Orsay, legs Henriette Guyot-Noufflard, 2006
La famille Langweil /Noufflard

Par son contact avec Rivière en 1902, grand ami de la famille, son goût puis son talent pour la peinture sont éduqués et encouragés. Elle trouve chez lui « la gentillesse taquine d’un « vieux monsieur » de quarante ans à l’égard d’une petite fille de quinze ans. » … au nom de jeune fille de Berthe LANGWEIL avant de devenir Berthe NOUFFLARD par les liens de son mariage avec André NOUFFLARD, frère de Florence HALÉVY qui les accompagnera toute leur vie durant.

Des images et des livres pour l’école : L’art et le don de soi

En cette fin du XIXème et début du XXème siècle, se pose la question des images en milieu scolaire.

LHiver. Images pour l’École, n° 1
Henri Rivière, 1896. Lithographie. 850 x 575. Impression en couleurs

En novembre 1894, Roger Marx appelle pour un art moderne dans les écoles à l’instar des Anglais. Henri Rivière qui pratique maintenant la lithographie, collaborera aux « Tableaux intuitifs » à l’esthétique simplifiée, exposés sur les murs des salles de classe. En 1896, un gentil donateur, Georges Moreau, directeur de la Revue encyclopédique Larousse, finance l’édition de trois affiches. Celle d’Henri Rivière en collaboration avec Georges Auriol sera L’Hiver. En accord avec ses idées, Henri Rivière s’engage pour un art social et moderne.

Au-delà de l’habitat à bon marché questionné à ce moment, une imagerie populaire doit y répondre avec ses lithographies (paysages bretons et parisiens). Elles se doivent aussi de décorer les foyers modestes. Les mentalités évoluent. Lors de l’Exposition sur la décoration et l’imagerie scolaires (juin 1904), Émile Galtier-Boissière salue la maison Larousse. Rivière est cité par Henry Marcel, directeur des Beaux-Arts. Lors du congrès de 1905, le directeur de l’enseignement primaire annonce une augmentation des crédits destinés à « l’art à l’école ».

Plaquette du Prix de Français en Alsace
Berthe Noufflard, 1924, recto/verso
Mme Langweil Médaille Prix du Français.
L’exemplaire ci-dessus avait été attribué à M. Albert Schwartz, enseignant à Colmar et organiste à Saint-Martin
(collection Guy Frank)

Le livre illustré au même titre que la décoration murale est questionné. Au de-là de la « propagande artistique », Mme Langweil, grande philanthrope,  conçoit son Prix de Français en Alsace. Il est mis en place en 1923 et accompagné de distributions de beaux livres en français dans les écoles de sa terre natale.

L’art et le beau dans l’utile sont au cœur des relations humaines : cheminer ensemble.

Comment La Haute Maison à Sucy-en-Brie va-t-elle être au cœur de notre histoire ?

Florence Halévy,
Berthe Noufflard, 1918

Florence Noufflard, la future Mme Halévy, travaille le dessin dès janvier 1898 à Florence où elle vit avec sa mère italienne, André, son petit frère qui n’aime guère l’école, et leur sœur Jeanne (pure italienne) suite au décès de leur père Georges Noufflard en1897.

La famille Halévy

Florence y rencontre Daniel Halévy, jeune littérateur et sa femme Marianne née Vaudoyer. Leur amitié la conduit à La Haute Maison (Sucy-en-Brie) chez le père de Daniel, Ludovic, et Louise née Bréguet qui s’y sont installés en 1895. Florence est accueillie chaleureusement dans cette belle et grande demeure du XVIIIe siècle : avec une sorte de cour de ferme, une prairie, un grand parc, un beau jardin fleuri et un potager. Dans cette banlieue du Sud-Est parisien, loin des confrères académiciens de Ludovic, cette famille compte beaucoup de gens notables

Portraits d’amis, sur la scène (Ludovic Halévy et Albert Boulanger-Cavé),
Edgar Degas, 1879, détrempe et pastel sur papier, H. 79,0 ; L. 55,0 c, musée d’Orsay
Collection Ludovic Halévy (donné par Degas vers 1885) jusqu’en 1958, dans la collection Mme Élie Halévy 1958, accepté par L’État à titre de donation sous réserve d’usufruit de Mme Halévy attribué au musée du Louvre, Paris 1964,
Musée du Louvre, Galerie du Jeu de Paume, Paris (fin d’usufruit).

La rencontre de Ludovic Halévy avec Offenbach et Meilhac contribue à sa célébrité. Il est le librettiste de Carmen. Il écrit des livrets d’opéra bouffes (La Belle Hélène, La vie Parisienne, La Périchole…) ainsi que des romans (Les Petites Cardinal. Madame Canivet. Le Programme de M. Cardinal. Pauline Cardinal. Virginie Cardinal. Le Feu d’artifice. La Pénélope. Pendant l’émeute. Régénérés. Un budget parisien. La Boule noire. A l’Opéra 1880) : et nourrit un intérêt pour la politique.

Il meurt en 1908 à La Haute Maison et la fermeture de cette demeure a lieu à la mort de Louise Halévy en mai 1930 (mère de Daniel et Élie).

Florence fait ici la connaissance de leur austère fils aîné Élie, âgé de 30 ans, célibataire, normalien, agrégé de philosophie et brillant doctorant, ayant déjà publié des articles et des livres de philosophie qui aboutissent à son grand œuvre : l’Histoire du peuple anglais au XIXe siècle. Hachette, Paris, 1912-1946 (6volumes), réédité entre 1973 et 1975.

Florence, la jeune invitée italienne frappe par son intelligence, son naturel, sa bonté et sa beauté le jeune Élie. Ils sont fiancés et mariés en 1901. Le jeune couple y accueille le petit frère, André Noufflard, l’été suivant. Toute la famille le reçoit avec générosité et le temps passant à Rome, il écrit des poèmes, ne s’activant pas trop sur ses études de droits… et l’été 1906, de nouveau à Sucy, il se découvre une passion pour l’astronomie et à faire des croquis avec sa sœur qui avait toujours son carnet de dessin avec elle. André continue à dessiner et à mener une joyeuse vie étudiante à Rome. Mais la qualité de ses dessins envoyés à Florence et à Élie fait dire à ce dernier si ce n’est pas là sa vraie vocation. Florence le recadre et l’envoie sur Rome à l’atelier de Simi. Là, se dessine ce qui le mènera à sa vocation de peintre paysagiste. Il passe malgré tout par des études de droit qu’il conclut par l’obtention de diplômes requis par sa mère.

La maison construite dans le parc en 1911 : la Maison Blanche est la maison du jeune couple, Florence et Élie Halévy. Elle conserve toujours à l’heure actuelle le bureau-bibliothèque d’Élie Halévy et restera la propriété de la famille élargie jusqu’en 2003.

Le Concert dans l’atelier d’Auteuil,
Jacques-Émile Blanche, 1910
Rose Blanche est de dos, en face d’elle on reconnait Berthe Noufflard, fille de l’antiquaire Madame Langweil, l’Anglaise Hilda Trevelyan et une petite cousine de Madame Blanche, derrière lesquelles on aperçoit André Noufflard, l’époux de Berthe.

L’art est aussi à l’origine du mariage le 27 avril 1911, de Berthe Langweil avec André Noufflard. Leur histoire d’amour débute lorsqu’en janvier 1911, ils se rencontrent chez l’artiste Jacques-Emile Blanche, peintre mondain et ami de leurs deux familles : André y est présenté par son beau-frère Elie Halévy qui vit donc à Sucy-en-Brie. Ils fréquentent tous les deux l’atelier de Lucien Simon à la Grande Chaumière… Jacques-Emile Blanche sera le témoin de leur mariage.

L’aisance de ces trois familles : Langweil, Noufflard et Halévy contribue au bonheur de ces deux jeunes artistes en les accompagnant par leur amour et financièrement dans leur passion de la peinture. Dans toutes les magnifiques résidences dont la Haute Maison de Sucy qui les accueillent, ils peignent ensemble lui plutôt comme paysagiste, elle comme portraitiste et exposent dans divers salons.

LES MOMENTS DART ET DAMITIÉ PARTAGÉS

Henri Rivière qui est l’ami de Mme Langweil et de Berthe, se lie d’une amitié profonde avec les futures familles de Berthe : les Noufflard et les Halévy. Il sera sa vie durant un hôte choyé dans leurs résidences dont La Maison Blanche.

La biographie du couple Noufflard témoigne de leur « bougeotte » au gré des évènements personnels et de la Grande Histoire à travers la France, l’Italie et accessoirement l’Angleterre.

Ces trois artistes : Henri Rivière, Berthe et André Noufflard trouvent de multiples occasions pour travailler ensemble. L’Éloge de la nature habite le travail sur le motif d’Henri et André. La figure humaine témoigne de moments d’intimité et d’amitié profondes dans les portraits de Berthe. La peinture à l’huile est pour le couple leur médium de prédilection sur de petits et moyens formats et pratiquement plus que l’aquarelle pour Rivière, pratique qu’il a débuté en 1890 et qui à partir de 1914 est son unique moyen d’expression.

ITALIE

Loggia at Casignano
André NOUFFLARD,  Huile sur bois, 1912, 24.1 × 33 cm
Dixon Gallery and Gardens
don d’Henriette Noufflard Guy-Loë et Geneviève Noufflard

Broncigliano
Henri Rivière, 1913
Dessin au crayon noir, 26,5 x 41,5 cm
BNF dation 2006

Berthe et André Noufflard s’installent à BRONCIGLIANO le 20 octobre 1913 : une villa dans la campagne près de Florence (elle reste leur propriété jusqu’en 1922). Du 7 novembre au 15 décembre, à leur invitation, leur ami Henri Rivière les visite. Rivière effectue son premier et unique voyage à l’étranger. André produit des dessins dont Rivière à Giglio (près de la villa). 

Berthe Noufflard et Henri Rivière à Orvieto
Photographie, Novembre 1913.
André peint à Assise
Photographie, Novembre 1913.
La Basilique d’Assise
Henri Rivière, 1913
Dessin au fusain, 26,5 x 41,5 cm
BNF dation 2006
Basilica di San Francesco, Assise
Henri Rivière, 1914
estampe, Eau-forte ; 27 x 41,4 cm
Editeur Eugène Delâtre
La Basilique d’Assise vue de La Rocca  
Henri Rivière, 1914
estampe, Eau-forte ; 27 x 41,4 cm
Editeur Eugène Delâtre

Ils voyagent du 17 au 22 novembre en Toscane et Ombrie dont Assise. Rivière en rapporte des dessins dont La Basilique d’Assise qu’il transpose en gravure sur bois et en gravure à l’eau-forte sur zinc de 1882 à 1888 puis de 1906 à 1916. Pour cette 2ème période il grave des plaques de zinc d’un format quasi identique (23 x 35 cm) en 5 états successifs. Eugène Delâtre se charge de l’impression. La BNF conserve deux eaux-fortes, souvenirs de sa visite de la basilique d’Assise. Après cette date, il abandonne son activité de graveur et la lithographie.

FRANCE

Au gré de ses voyages à travers la France, Rivière retrouve souvent les Noufflard et leurs familles.

ALBERVILLE

Le jeune ménage attend un enfant
André et Berthe Noufflard, Albertville
Photographie, 1915

Florence et Élie Halévy à Albertville
Berthe Noufflard, 1915,
huile sur toile, 37 x 49 cm

En 1916, André qui est italien, est parti au front. Sa femme Berthe et Henriette, leur bébé née à Florence le 10 novembre 1915, s’installent auprès de Florence et d’Élie à Albertville. Elle y est visitée par Mme Langweil et Henri Rivière. Florence et d’Élie Halévy sont déjà sur place en 1915.

VERSAILLES

En mars 1918, Berthe et Henriette montent sur Paris. La « grosse Bertha bombarde la capitale. Elles se replient sur Versailles avec Mme Langweil. Elles y rencontrent le 18 mars 1918 [cette date semble erronée car Degas est mort en 1917] le peintre Degas, accompagné de Rivière dont il est proche et ami de longue date. Ils se côtoyaient au cabaret du Chat Noir régulièrement mais aussi dans le commerce de Mme Langweil.

Lettre autographe de Henri Rivière à Arsène Alexandre, directeur de la Revue des arts
17 mars 1918
Les dessins de Degas : Séries I et II
Reproduits en fac simile
Henri Rivière, Edition Demotte, 1922-1923 en 250 exemplaires

Rivière édite en 1922-1924 : Les Dessins de Degas reproduits en fac-similé, Paris, Demotte, deux volumes en 250 exemplaires. En effet dès 1911, il a intégré une association organisée autour de Degas : Le Cénacle. Rivière affine ses connaissances et en devient le vice-président. Il entretient avec Degas une amitié qui se poursuit jusqu’à la mort de ce dernier, en 1917.

Degas est aussi présent dans la famille Halévy. Il y trouve une famille d’adoption mais avec des relations particulières. Avec Ludovic, il en apprécie l’écrivain et son ton piquant. Une collaboration artistique, des échanges épistoliers en témoignent … avec Daniel Halévy : « Daniel comprenant ce qu’il y avait d’un peu étroit dans la culture de son père, a trouvé en Degas et en Nietzsche ceux qui pourraient l’aider à découvrir les moyens d’élargir, d’aérer cette culture classique. Mais il en restera toujours un peu prisonnier. » p.36 ENTRE LE THÉÂTRE ET L’HISTOIRE : LA FAMILLE HALÉVY 1760-1960 – Fayard Éditeur

Mais en 1894, l’épisode de l’Affaire Dreyfus va les séparer. Pendant la maladie de Ludovic, Degas est revenu vers lui, affirmant que leur amitié était plus forte que leurs désaccords.

LE FRESNAY-LE-LONG

Long Fresnay [Fresnay-le-long]
Henri Rivière, mai 1922, aquarelle 19x26cm
BNF, dation 2006

Dès 1920, André et Berthe retrouvent et remettent en état le domaine familial (achetée par un aïeul, Jean Noufflard à la fin de 1750) de Fresnay-le-Long, près de Tôtes, en Normandie. Il est dès lors le point d’ancrage le plus important de leur vie en compagnie d’amis chers. Le lieu invite à des échanges enrichissants et heureux plus particulièrement avec Vernon Lee (Miss Paget) qui correspondent aux aspirations de Berthe : ne pas vivre dans sa bulle d’artistes privilégiés mais questionner la nature humaine, « la vie misérable, souffrante et abjecte pour des millions de gens », le passé, l’art au sens large. Berthe traduit et publie après sa mort en 1935 un de ses écrits sur l’art : Vernon Lee : Études et réflexions sur l’Art aux Éditions Corrêa, Paris, 1938. Ce travail est en connivence avec aussi le regard qu’elle porte sur ses modèles.

Portrait de Vernon Lee au châle rose
Berthe Noufflard, 30 juin 1922

La nature environnante réalisée sur le motif, avec ses grands ciels, ses meules, ses fermes, ses églises et ses chemins creux, est peinte inlassablement par André. À travers ses aquarelles, Rivière l’accompagne aussi. Elles sont toujours localisées et datées. Son œuvre d’aquarelliste a débuté en 1890 et est à la base de ses estampes. Pour ses mémoires, Rivière choisit ce titre Aux détours du chemin en miroir de son œuvre. Au printemps 1922, c’est Fresnay-le-Long tous ensemble et l’été c’est plutôt la mer à Saint-Aubin pour les Noufflard, Mme Langweil à Pourville et les Rivière la région de Clères et de Tôtes (Seine-Maritime). Délaissant son atelier Boulevard de Clichy à Paris, il va aussi à Quiberville en 1925 et y peint la plage enserrée de falaises. Rivière séjournera de nombreuses fois jusqu’à sa mort à Fresnay.

Long Fresnay [Fresnay-le-long]
Henri Rivière, 1925, aquarelle 18,8×25,4cm
BNF, dation 2006

Noël 1925, André reçoit comme cadeau de la part de sa belle-mère Mme Langweil une caméra, une Pathé-Baby (restée dans la maison de Fresnay occupée par les Allemands avec son projecteur, ils disparurent.). « Il filmait avec le même regard qu’avec ses peintures » dixit sa fille Geneviève née le 23 juillet 1920 rue de Varennes à Paris et qui est la filleule d’Henri Rivière.

Meules de foin, ciel d’orage
André Noufflard, 1928, huile sur toile 33×45,7cm
Dixon Gallery and Gardens [Memphis(TE)]
Don d’Henriette Noufflard Guy-Loë et Geneviève Noufflard, 1995

Construction d’une meule – Fresnay (196)
André Noufflard, 21 aout 1928, photogramme
Extrait du film :
https:Construction-d-une-meule-fresnay

Ses films fixent l’épopée familiale à Sucy-en-Brie avec :
  • 1926 :
    • SUCY 1 (22) :

https://www.memoirenormande.fr/medias-sucy-1-22-614-3658-1-0.html?

  • SUCY 2 (23) :

https://www.memoirenormande.fr/medias-sucy-2-23-614-3659-1-0.html?

  • SUCY 3 (24) :

https://www.memoirenormande.fr/medias-sucy-3-24-614-3660-1-0.html?

  • MARIAGE HALEVY-JOXE À SUCY (67) :

https://www.memoirenormande.fr/medias-mariage-halevy-joxe-a-sucy-67-614-3702-1-0.html?

  • SUR LA ROUTE-SUCY (68) :

https://www.memoirenormande.fr/medias-sur-la-route-sucy-68-614-3703-1-0.html?

  • 1927 :
    • SUCY – PONTOISE – FRESNAY  (134) :

https://www.memoirenormande.fr/medias-sucy-pontoise-fresnay-134-614-3763-1-0.html?

  • 1928 :
    • SUCY REMPLI DE JEUNESSE (147) :

https://www.memoirenormande.fr/medias-sucy-rempli-de-jeunesse-147-614-3775-1-0.html?

  • SUCY (177 et 178) : 

https://www.memoirenormande.fr/medias-sucy-177-614-3806-1-0.html?

https://www.memoirenormande.fr/medias-sucy-178-614-3896-1-0.html?

en France et ses belles rencontres avec le monde culturel jusqu’en 1940 : Vernon Lee (Miss Paget), la famille Jacque-Émile Blanche.

Henri Rivière fait partie du « casting » bien entendu :
Portait d’Henri Rivière ,
André Noufflard, 27 avril-7 mai 1931,
peinture, 24 x 34,5 cm,
Musée Carnavalet, Histoire de Paris
  • Un dimanche chez Henri Rivière (25) 1926, dans son atelier Boulevard de Clichy à Paris :
UN DIMANCHE CHEZ H. RIVIERE (25)
André Noufflard, 26 juin 1926 film,
photogramme
Numéro d’inventaire 0050 N0002(25)
in Collection Normandie Images

Mr Rivière, cigarette à la bouche montre à ses amis son travail de gravure. Bureau, pinceaux, outils dans son atelier Boulevard de Clichy à Paris

https://www.memoirenormande.fr/medias-un-dimanche-chez-h.-riviere-25-614-3661-1-0.html?

  • Rivière travaillant (26) 1926 :
RIVIERE TRAVAILLANT (26),
André Noufflard, 1926 film 26, photogramme
Numéro d’inventaire 0050 N0002(26)
in Collection Normandie Images

Le peintre Henri Rivière, à son bureau boulevard de Clichy à Paris (75), s’exerce à la gravure.

https://www.memoirenormande.fr/medias-riviere-travaillant-26-614-3662-1-0.html?

  • Familles Wallace et Rivière (55) 31 août 1926 :

Ext-jour, jardin de la maison de Fresnay. Promenade de la famille Wallas dans la cour. Mr Graham Wallas se dirige vers la barrière et sort du jardin, retrouvant Henri Rivière.

https://www.memoirenormande.fr/medias-familles-wallas-et-riviere-55-614-3691-1-0.html?

Caisse de films d’André Noufflard

Tous ces films d’1 minute environ sont conservés par MÉMOIRE NORMANDE in collection Normandie Images (memoirenormande.fr). Le site « Mémoire Normande » a été co-réalisé par Normandie Images et la Fabrique de patrimoines en Normandie, structures culturelles œuvrant notamment pour la diffusion et la valorisation du patrimoine régional iconographique et filmique.

« C’est en délassement d’amateur lors de séjour à Fresnay et lors de voyages, qu’il réalise, pour certains avec son épouse Berthe, plus de 700 films (9,5 mm ou carter Pathé-Baby). ».

LA PROVENCE, NYONS, BUIS-LES-BARONNIES

Nyons en Provence,  
André Noufflard, Février 1928,
huile sur toile, 37.5 × 55cm 
[passé en salle des ventes le 9 juin 2023]

Vue plongeante sur Nyons, depuis le colline,
Henri Rivière, 1929 mars,
aquarelle, 41 x 26 cm,
BNF dation 2006

La Provence et le Midi au sens large ou « une abondante récolte d’études dans une nature bien différentes de celle de la Bretagne » nourrit le travail d’Henri Rivière de 1912 et de 1923 à 1944.

Le peintre japoniste Henri Rivière peignant les oliviers de Nyons,
André Noufflard
photogramme
film in RIVIERE A NYONS  (10 février 1928)- PROMENADE A SAINT GERMAIN (146)
Numéro d’inventaire x0050N0014(146) in Collection Normandie Images

https://www.memoirenormande.fr/medias-riviere-a-nyons-promenade-a-saint-germain-146-614-3774-1-0.html?
André Noufflard devant son chevalet peint la Cité des Papes qui se trouve en arrière plan. Henriette et Geneviève Noufflard (enfant) viennent lui parler, elles jouent la comédie avec lui.
André Noufflard
photogramme
film in PEINTRE ET LES GOSSES DANS LES OLIVIERS (6) (LE)
Numéro d’inventaire 0050N0001(6) in Collection Normandie Images
https://www.memoirenormande.fr/medias-peintre-et-les-gosses-dans-les-oliviers-6-le-614-3642-1-0.html?
Buis-les-Baronnies,
Henri Rivière, 6 novembre 1944,
aquarelle, annotations en bas à droite, 26 x 41 cm,

Du 25 janvier au 10 février 1928, André Noufflard travaille sur le motif avec Henri Rivière. Le 9 février, André écrit : « Séance délicieuse et un peu folle où je finis mes cyprès. »

D’octobre 1942 à mars 1945 :

Sur une de ses aquarelles datée du 6 novembre 1944, il note : « Impossible de continuer, je n’y vois plus goutte ! » Et en bas à droite « A mon vieil ami André, le cher compagnon des bons et des mauvais jours, mes derniers coups de pinceaux. »

Le Cireygol,
Henri Rivière, juin 1943,
aquarelle, 26 x 41 cm,
BNF dation 2006

The Gabarie Farmyard,
André Noufflard, juin 1943,
huile sur toile, 35,5 x 54 cm
Memphis Tennessee, Dixon Gallery and Gardens – Don d’Henriette Noufflard Guy-Loë et Geneviève Noufflard

De juin à septembre 1943, séjour au Cireygeol à coté de Bergerac (Périgord) chez les Noufflard, propriété acquise pendant la guerre. André l’y a emmené avec lui après le décès de Mme Rivière à Buis-Les-Baronnies. Une aquarelle d’Henri Rivière et une peinture d’André Noufflard 29-2donnent à voir Le Cireypol d’un même point de vue.

26 Novembre 1944, Berthe et André Noufflard rendent visitent à Henri Rivière à Buis-Les-Baronnies

A suivre dans la lettre 51 qui sera diffusée en février…

Lettre préparée par Isabelle Gadoin-Latreyte

BIBLIOGRAPHIE

André Noufflard Berthe Noufflard : leur vie leur peinture : une évocation par leurs filles et leurs amis
Éditeur Association André et Berthe Noufflard Date de publication 1982
ISBN 978-2-904270-00-0

Entre le théâtre et l’histoire La famille Halévy (1760-1960)
Sous la direction d’Henri Loyrette
Éditeur Fayard : Réunion des musées nationaux Date de publication 1996
ISBN 2-213-59609-3

Henri Rivière : entre impressionnisme et japonisme
Sous la direction de Valérie Sueur-Hermel
Éditeur Bibliothèque nationale de France Date de publication 2009
EAN 9782717724318

Henri Rivière : estampes : catalogue raisonné des lithographies
Auteurs Olivier Levasseur, Yann Le Bohec Éditeur Locus solus Date de publication 2022
EAN 9782368333822

Japonismes, Impressionnismes
Sous la direction de Marina Ferretti Bocquillon
Éditions Gallimard ; Musée des impressionnismes Giverny Date de publication 2018
EAN 9782072784866

Reframing Japonisme : Women and the Asian Art Market in Nineteenth-Century France (1853–1914)
Elizabeth Emery
Éditeur Bloomsbury, Date de publication 12 novembre 2020
ISBN 9781501344633

Japon-Japonismes : [exposition, Paris, Musée des arts décoratifs, 15 novembre 2018-3 mars 2019] / [organisée en collaboration avec the Japan foundation]
Sous la direction de Béatrice Quette
Éditions Les Arts Décoratifs Date de publication 2018
EAN 9782916914749

Territoires du japonisme
Sous la direction de Patricia Plaud-Dilhuit Publication : Presses universitaires de Rennes Date de publication 2014
EAN 9782753534551

Les archives d’Elie Halévy : À la redécouverte de l’atelier halévien
Auteurs : Françoise Dauphragne, Marie Scot
Dans Histoire@Politique 2013/1 (n°19), pages 199 à 215
Éditions Centre d’histoire de Sciences Po
www.cairn.info/load_pdf.php?ID_ARTICLE=HP_019_0014&download=1