Lettre n°26 – Septembre 2021

Dame Nature à Sucy

Du 11 au 26 septembre 2021, à l’Orangerie

Du 11 au 26 septembre prochain, la Société Historique et Archéologique de Sucy-en-Brie (SHAS) proposera à l’Orangerie du Château une exposition exceptionnelle consacrée à l’histoire de la Nature à Sucy : un thème qui n’a jamais été abordé lors de nos expositions précédentes.

Notre ville a été fondée dans un cadre de toute beauté : les pieds dans l’eau et la tête couronnée de forêts. Elle s’étend en effet sur plusieurs espaces différents : la fin du plateau briard à une centaine de mètres au-dessus du niveau de la mer, un plateau couvert de limons favorables à la culture céréalière, qui a été pendant longtemps la principale activité agricole de Sucy ; des versants occupés par des bois et par la vigne, une culture florissante jusqu’à la crise du phylloxéra à la fin du XIXe siècle, et que la Confrérie des Côteaux de Sucy a reconstituée avec bonheur sur quelques terrains privilégiés ; des parties basses, couvertes d’alluvions récentes et longtemps occupées par des espaces marécageux, aujourd’hui remblayés pour faire place à des activités artisanales et industrielles créant des emplois pour nos concitoyens. Au sommet une forêt dense, le bois Notre-Dame, possession jusqu’à la Révolution française du chapitre de la cathédrale de Paris, et qui dut contribuer à la construction de sa charpente au XIIe siècle. Tout autour du quadrilatère primitif du village, côtoyant l’église Saint-Martin citée dès 811, des pentes occupées en partie par les domaines des châteaux que se sont fait construire au XVIIe siècle des officiers royaux, désireux de profiter des étendues giboyeuses qu’offraient les forêts d’alentour. La plupart de ces domaines ont fait l’objet de lotissements dès le début du XXe siècle, mais la ville a su préserver des espaces verts, les parcs des châteaux, véritables poumons au cœur de l’urbanisation.

Les fermes ont constitué jusqu’à une date récente le symbole de la vocation agricole de notre village. On en a compté une douzaine à Sucy. Chaque château en possédait une, plus ou moins étendue – 117 hectares pour la ferme de Pacy, 153 pour la ferme Charpentière. S’y ajoutaient des fermes « privées », réparties autour du vieux village ou tout proches de l’église, comme la ferme Coat, la dernière à disparaître. De très gros troupeaux de moutons y étaient regroupés et nos rues voyaient passer jusqu’aux années 60 de paisibles vaches gagnant à pas lents leur pâturage. Les moulins de Touillon, d’Amboile et de La Tour valorisaient les productions céréalières, les premiers utilisant le cours du Morbras, le dernier la force du vent au point le plus haut de Sucy.

De petits sentiers sillonnant les versants offrent encore aujourd’hui l’image de ce que pouvaient être les vignobles d’antan. Jalonnés de jardins, de vergers, d’espaces boisés, ils sont pour le promeneur une découverte sans cesse renouvelée d’une nature apaisante, et beaucoup sont à l’origine de rues aujourd’hui fréquentées. La Coulée verte, près de l’ancienne fontaine de Villiers, et la vallée du Morbras que l’on découvre à partir du parc départemental constituent des buts de promenade en pleine nature.

Oui, Sucy a la chance d’avoir préservé un site remarquable et d’avoir résisté à une urbanisation galopante, sans entraver toutefois sa croissance au sein de la banlieue parisienne.


Le Spectacle

Du foin sur les Planches

Dans le cadre de l’exposition
“Mettre en scène l’Histoire, c’est faire un voyage dans le temps”.
En voulant créer un spectacle historique sur la nature à Sucy, une troupe de comédiens s’embarque pour une incroyable épopée. Entraînés par la roue d’un vieux moulin, les protagonistes emmènent avec eux de délicieux souvenirs du passé, mais aussi des caractères bien trempés. Arriver au levé de rideau sans prendre l’eau ne sera pas chose aisée ! Laissez-vous porter par cette aventure théâtrale pleine d’humour qui fera assurément tout un foin…

Tous les samedis et dimanches, séances à 15 h et 16 h 30 ; le 11 septembre unique représentation à 15 h. Gratuit, à l’Orangerie.